Archives quotidiennes : 14 février 2012

Le plus grand lagon du monde …

Les voilà arrivés : après un long périple de plus de trente heures, les mamies et le papi arrivent enfin à Nouméa. Les filles sont très contentes, nous aussi d’ailleurs, de retrouver leurs grands-parents, qu’elles n’avaient pas revus depuis près de sept mois. Les grands-parents sont quant à eux soulagés de retrouver tout le monde en pleine forme.

Pour tenir compte de leur grand âge et de la fatigue du voyage, nous leur avons réservé une première journée « cool » : baignade dans la piscine de l’hôtel puis dans le lagon pour se délasser et bonne sieste pour récupérer. Ils résistent bien !

La dépression « Jasmine » passe au nord-est de l’archipel sans finalement trop nous inquiéter.

Nous restons ainsi quelques jours à Nouméa et visitons le Centre Culturel Tjibaou, inauguré en 1998, en hommage au célèbre leader indépendantiste. Magnifique site qui mêle des concepts architecturaux avant-gardistes et la symbolique des kanaks. On y découvre les cases traditionnelles de différentes tribus ainsi que l’histoire mouvementée de l’île.

Puis nous nous faisons offrir un survol du lagon en hélicoptère pour nos anniversaires respectifs : un vrai moment de rêve. On y découvre la barrière de corail, le phare Amédée, les îlots au large de Nouméa : magnifique, malgré le ciel un peu encombré !

Nous faisons dans la foulée une sortie sur l’île aux canards et découvrons le monde merveilleux des fonds sous-marins du lagon : des poissons par centaines autour de nous, des couleurs magnifiées par le soleil, des coraux énormes.

Nous n’avons pas de photos car nous ne sommes pas équipés mais c’était vraiment superbe !

Et pour mieux comprendre la vie sur ces îles, nous rencontrons Fred et Anouk, qui habitent Nouméa depuis plus de vingt ans et qui nous conseillent sur les visites à faire sur l’île. Ils nous expliquent comment les différentes communautés cohabitent ici, quelles sont les difficultés des jeunes kanaks, déchirés entre leur volonté pour certains de faire des études et le poids de la vie en tribu, totalement communautaire. Tous deux apprécient sincèrement la qualité de leur vie  ici et n’imaginent pas venir vivre en métropole.

Nous rencontrons également Louis, installé en Nouvelle-Calédonie depuis presque cinquante ans et qui lui aussi nous dispense de précieux conseils sur nos itinéraires et sur les produits locaux à déguster par ici. Son dynamisme et sa gentillesse le poussent à nous organiser une sortie. Vous en saurez sans doute plus lors d’un prochain article.

Merci à eux pour leur accueil. Grâce à vous, nous comprenons mieux comment vivent les gens ici, comment les projets d’indépendance sont abordés.

A plus tard, Isa